La présentatrice de France 2 ne s’est jamais remise de ce drame qui l’a frappée quand elle n’avait que 20 ans. Aujourd’hui, elle partage ses confessions.

L’animatrice d’origine bordelaise est une figure incontournable du petit écran. Et côté vie privée, le public a pu suivre ses péripéties sentimentales. Sophie Davant a d’abord été mariée pendant 22 ans à Pierre Sled, journaliste et dirigeant de chaînes. Ensemble, ils ont eu deux enfants, Nicolas et Valentine, respectivement nés en 1993 et 1995.

 

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Ce que ses fans connaissent moins, c’est le drame qui l’a frappée quand elle n’avait que 20 ans. Sophie Davant est né au sein d’une famille de scientifiques, à Bordeaux, en 1963. Son papa exerce la profession d’ornithologue et chercheur. Sa mère, elle, travaille comme cadre au CNRS. « Ma mère était quelqu’un que j’admirais beaucoup, qui était d’abord magnifique, une sorte de Kim Novak, grande, blonde, aux yeux bleus, pulpeuse, rien à voir avec moi physiquement », a ainsi révélé l’animatrice en 2020 sur le plateau de « Quotidien » sur TMC.

La mort de sa mère fait basculer sa vie à jamais

Avec sa mère Nicole, Sophie Davant est une enfant pleine d’énergie. On dit même qu’elle avait une « sacrée personnalité ». Alors forcément, il arrivait régulièrement qu’elle se prenne le bec avec sa mère. « On s’engueulait souvent avec ma mère, je passais mon temps à poser des questions (…) et j’avais besoin de m’opposer pour me construire. » Mais un drame frappe la famille en 1983. Sophie Davant a alors 20 ans. Sa mère apprend qu’elle doit lutter contre un cancer du sein, à seulement 44 Dans son ouvrage « Tout ce qui nous lie », Sophie Davant se rappelle bien de ce terrible moment. « Je suis foutue, voilà ce qu’il m’a dit, je vais avoir besoin de toi. » Mais sa mère ne veut pas se batter. Elle perd « la motivation pour poursuivre le combat » : « Maman a baissé les bras et décidé de refuser les prochains traitements prévus. », poursuit en effet Sophie Davant.

Et de poursuivre : « Il ne s’agissait pas de craquer devant elle, elle comptait sur ma force et mon soutien. J’ai ravalé mes larmes comme j’ai pu et je suis partie chez ma meilleure amie où je me suis laissée aller à mon immense chagrin, imaginant les terribles mois à venir. » Encore aujourd’hui, elle en veut au médecin qui a annoncé le diagnostic. Ce dernier se serait montré “rude” avec un « manque d’empathie et de psychologie ». « Cette manière odieuse de vomir son diagnostic a probablement contribué à écourter le temps de survie de Maman”, fait-elle savoir dans son livre. Six mois plus tard, elle n’était plus là. »

« Depuis l’enfance, j’ai toujours ressenti une inquiétude dès qu’elle s’éloignait de moi »
A son décès, la vie de Sophie Davant bascule. « Lorsqu’elle a disparu, je ne pouvais pas imaginer lui survivre, car c’était l’être le plus important de ma vie. Depuis l’enfance, j’ai toujours ressenti une inquiétude dès qu’elle s’éloignait de moi, comme si je pressentais qu’elle me serait enlevée prématurément. », explique-t-elle en effet à nos confrères de Nous Deux en 2017.

« La disparition de ma mère a été un moment central dans ma vie. J’ai terriblement souffert de ne pas partager avec ma mère ma grossesse, la naissance de mes enfants. Sa présence m’a manqué cruellement. », écrit Sophie Davant dans son ouvrage paru en 2009, « Au-delà, grandir après la perte ». Et d’ajouter : « Elle m’a manqué à toutes les étapes de ma vie. Je n’ai pas eu la possibilité de partager avec elle mes doutes. Ni mes grands moments, mes grossesses, mes accouchements, mes histoires d’amour. Mes succès, mes échecs. […] Jamais je n’ai pu entreprendre un dialogue serein et apaisé avec elle. En osant envisager sa finitude et un avenir privé d’elle. Nous vivions dans le déni de sa disparition proche. Je me suis sentie privée de ses derniers moments lucides. », révèle en effet la présentatrice lors d’une interview avec le magazine Version Femina.

« Elle m’a manqué à toutes les étapes de ma vie. »

Aujourd’hui, la présentatrice phare de France 2 analyse le drame de sa vie avec plus de recul. « Je pense que le fait de me retrouver seule m’a libérée et m’a permis de devenir moi-même. J’étais tellement malheureuse de voir ma famille dissoute que j’ai décidé de partir faire une école de journalisme. Aujourd’hui encore, j’ai l’impression de mener deux vies à la fois, la mienne et celle que ma mère n’a pas vécue », poursuit-elle en effet.

 

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Sophie Davant souffre que sa mère n’ait pas pu suivre son parcours et son succès. « Je pense qu’elle serait probablement fière. Elle m’a toujours intimé d’être autonome financièrement, pour ne dépendre de personne et pouvoir choisir ma vie. », finit ainsi par conclure Sophie Davant.