Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, fait le point sur ce qui attend les élèves du secondaire pour la rentrée scolaire. Le 2 septembre, les collèges et lycées ouvriront leurs portes et le pass sanitaire fait débat.

La rentrée scolaire est un sujet brulant de l’actualité en temps de pandémie. En effet, la question de la diffusion du virus de la Covid-19 et de ses variants dans les établissements scolaires fait débat. Alors que le pass sanitaire est demandé pour tous rassemblements du public, qu’en est-il du public des écoles ? Un protocole sanitaire est évidemment mis en place pour la rentrée scolaire. Mais les élèves auront-ils l’obligation de se faire vacciner ? Devront-ils présenter un test PCR négatif pour se rendre en classe ? Le 2 septembre approche à grands pas et le ministre de l’Education nationale a donc fait le point sur ce sujet. Dans un entretien dans les colonnes du JDD, Jean-Michel Blanquer détaille les mesures qui vont s’appliquer aux collégiens et lycéens.

Une rentrée scolaire ouverte à tous, le protocole est strict mais laisse de côté le pass sanitaire

Le gouvernement, et le ministre de l’Education nationale plus particulièrement, affiche une volonté de limiter l’emploi du pass sanitaire des les collèges et lycées. Mais il affiche également une forte volonté de limiter la diffusion du virus et d’encadrer l’isolement des élèves en cas de contamination. En ce sens, nous ne vous surprendra pas, la campagne de vaccination se poursuivra donc dans les écoles.

La rentrée scolaire c’est donc aussi la vaccination garantie aux élèves et personnels dans tous les établissements. Dès 12 ans, ceux qui le souhaitent pourront se faire accompagner. “Dans tous les collèges et lycées de France, élèves et personnels auront accès au vaccin, à proximité ou dans l’enceinte même de leur établissement” déclarait le ministre dans les colonnes du JDD. Ajoutant également : “Selon les situations, soit des équipes mobiles viendront vacciner dans les établissements, soit nous organiserons le déplacement des élèves volontaires, en lien avec les services de santé, vers les centres de vaccination.”

Depuis cet été, ce sont 55% des 12-17 ans ont reçu au moins une dose et 30% qui ont reçu deux doses. Ces chiffres devraient donc augmenter avec la rentrée scolaire. Une rentrée solaire singulière tout de même car c’est un protocole de niveau 2 qui s’applique en métropole. En somme, pas d’enseignement à distance prévu mais cela peut évoluer en fonction de la situation sanitaire locale. Autre point essentiel : le masque pour tous. En intérieur et dès le CP, les élèves et les personnels enseignants doivent le porter. Pour l’extérieur, cela dépendra des mesures imposées par la préfecture locale. Aussi, une interdiction des sports de contact tels que le judo s’impose.

Dans les territoires et départements d’Outre-Mer, nous vous rappelle l’incidence est très forte. Ainsi, le protocole de niveau 4 (le maximum) s’applique. Des mesures spécifiques seront alors communiquées prochainement.

Comment limiter la propagation du virus dans les écoles ?

La rentrée scolaire s’accompagne de règles impératives pour limiter la propagation du virus. Notamment un isolement strict des élèves non vaccinés ou non immunisés si un cas positif est détecté dans la classe. L’isolement est de 7 jours. Une période durant laquelle les dits élèves auront classe à distance. nous précise donc que chaque classe devra savoir s’adapter rapidement. Pour les élèves vaccinés, ils resteront en cours. Tandis qu’à l’école primaire, un cas positif détecté dans une classe entraine la fermeture de cette dernière durant sept jours.

“Un élève non vacciné est dans une situation plus risquée qu’un élève qui a reçu au moins une injection. Lui demander de rester chez lui en cas de contact à risque, c’est le protéger et protéger les autres” expliquait le ministre de l’Education nationale.

Ensuite, pas de pass sanitaire pour les sorties scolaires réservées au élèves et à leurs encadrants. Il sera demandé si les élèves sont en contact avec un public non scolaire lors de ces sorties en revanche. Pas de pass sanitaire pour les parents d’élèves qui devraient se rendre dans l’établissement solaire de leurs enfants non plus. De même, le pass sanitaire des enseignants ne sera pas controlé systématiquement. Jean-Michel Blanquer estime qu’il n’est “ni légitime, ni souhaitable, ni utile” de le réclamer aux enseignants. Il préfère ainsi miser sur “une logique de confiance et de responsabilité”.

Les tests salivaires ponctuels dans les écoles continueront dès la rentrée scolaire. Enfin, une distribution d’auto-tests aux personnels est possible pour ceux qui en font la demande.