Changer son alimentation est important à la ménopause pour éviter la prise de poids et la fonte musculaire, protéger ses os et prévenir les risques cardio-vasculaires. Conseils du nutritionniste Raphaël Gruman.
Le Dr Pierre Nys, endocrinologue et nutritionniste, est catégorique. Grossir à la ménopause, c’est normal ! Interviewé par le journal belge La Libre, il explique ainsi que cela varie selon les femmes. “Une des études les plus récentes* associe la transition ménopausique à une prise de poids de 2 à 2,5 kilos sur 3 ans, qui vient s’ajouter à celle, quasi équivalente, souvent observée en période de préménopause.”

Et de poursuivre : “Selon cette même étude, on observe aussi une augmentation de l’adiposité abdominale et une diminution de la dépense énergétique qui, en plus d’empâter la silhouette, constituent des facteurs favorables à de nombreux problèmes de santé (syndrome métabolique, hypercholestérolémie, hypertension, diabète…).”, détaille-t-il ainsi.

Ménopause: Un grand chamboulement pour l’organisme !

Mais attention, d’autres facteurs entrent en jeu ! « D’abord, avec l’âge, on note une diminution progressive de la masse musculaire, grande consommatrice d’énergie », note Raphaël Gruman, également diététicien et nutritionniste. Cela accentue la réduction du métabolisme de base : on brûle naturellement moins de calories. », indique-t-il auprès de nos confrères de Top Santé.

Par ailleurs, la ménopause entraîne souvent une modification de l’humeur et donc, d’hygiène de vie. « Il y a souvent un manque d’entrain et d’enthousiasme, voire une tendance à la déprime qui peuvent favoriser une diminution de l’activité physique et une augmentation de la consommation de produits sucrés consolateurs », avance le Dr Nys.

De façon générale, les goûts peuvent également évoluer. On se tourne moins vers la viande et plus vers les glucides. Forcément, ça fait prendre du poids !

Pour toutes ces raisons, il faut donc revoir ses habitudes alimentaires à la ménopause. « Pour prévenir la modification de silhouette, il est recommandé de consommer des aliments moins caloriques (pauvres en graisses saturées et en sucres simples) et plus de protéines pour favoriser la masse musculaire au profit de la masse grasse », conseille Raphaël Gruman.

Ne lésinez pas sur les nutriments !

Non seulement il faut diminuer l’apport calorique. Mais il faut également veiller à apporter les bons nutriments nécessaires à l’organisme. « Les besoins calciques sont augmentés à cette période », ajoute-t-il.

Privilégiez donc le calcium et la vitamine D. Si besoin, vous pouvez optez pour des compléments alimentaires !

Haro sur les graisses saturées !

Mieux vaut aussi prévenir les maladies cardiovasculaires comme l’hypercholestérolémie. Il faut donc éviter au maximum les graisses saturées. Au sein de nous, on est bien d’accord ! Les graisses saturées ne riment pas avec santé ! Mieux vaut alors se tourner vers les aliments qui favorisent l’élimination du mauvais cholestérol grâce à leurs fibres. La pectine de la pomme ou le bêta-glucane de l’avoine en sont de très bons exemples.

Enfin, il faut bien évidemment continuer une activité physique en exercices cardio et en renforcement musculaire. Cela permet notamment d’éviter les risques d’ostéoporose.