La crise la covid-19 aurait-elle incité les grandes chaînes de distribution alimentaire a intensifié la production des articles premier prix ? Avec une baisse du pouvoir d’achat constatée chez les clients, Leclerc, Carrefour ou encore Intermarché, sont-ils sur le point d’élargir leur gamme discount ? À première vue, l’offre commence en tout cas à s’étendre. Mais que valent réellement ces produits ? nous tente de trier le vrai du faux.

Leclerc, Carrefour, Intermarché… : la qualité des produits à bas prix étudiée à la loupe

Une enquête très intéressante

Comme le soulignent nos confrères du magazine Capital, la valse des petits prix aurait repris de plus belle dans la plupart les magasins comme notamment, chez Leclerc, Carrefour Intermarché et encore bien d’autres. Les responsables des grandes enseignes auraient effectivement remarqué des différences notables dans les réflexes d’achat des consommateurs. En raison de la crise sanitaire, mais également de la crise économique qui s’en suit, un grand nombre de Français a alors vu leur pouvoir d’achat diminué. En effet, la covid-19 a malheureusement jeté une partie importante de la population dans un véritable désarroi financier. Est-il nécessaire de rappeler combien d’entreprises ont dû mettre la clé sous la porte et combien d’employés se sont retrouvés au chômage même de façon temporaire ?

Suite aux différents confinements et aux mesures sanitaires mises en place, certains pans de l’activité économique ont ainsi connu un véritable coup d’arrêt. Si les industries des transports, du tourisme, de la restauration et de l’hôtellerie ont bien évidemment été touchées massivement, d’autres sphères d’activité ont également connu un recul important. Du côté des étudiants, les petits boulots se faisaient rares, voire inexistants. Par conséquent, faire ses courses devenait un véritable calvaire pour beaucoup. La chasse aux bonnes affaires et aux prix bas a alors commencé de plus belle. Chaque consommateur compare effectivement avec la plus grande attention son caddie pour tenter de respecter un budget de plus en plus serré. Bien conscient de cette situation, des marques comme Leclerc, Carrefour, Intermarché ou encore Système U ont donc visiblement décidé de réagir en conséquence. nous vous en dit plus.

Prix bas à qualité égale ?

Suite à cette prise de conscience, toutes les marques se sont montrées très offensives sur les gammes de produits discount. Pour ce faire, les marques de distributeurs ont alors pris de plus en plus de place dans les rayons. Par exemple, Carrefour a récemment créé une nouvelle marque. Il s’agit de Simpl qui remplace désormais ” les produits blancs “. De son côté, Intermarché a retravaillé sa gamme Top Budget pour rendre le packaging plus vendeur. Chez Leclerc, une autre philosophie a été adoptée. Tous les produits premier prix reprennent maintenant, le Nutri-score, l’origine des ingrédients tout comme la localisation des producteurs. En résumé, il s’agirait pour eux de rendre cette gamme plus attractive et d’inciter leur client à la confiance vers ces références dites “bon marché”. Mais une question se pose ? Que valent réellement ces marques discount ?

Si bien évidemment la totalité de ces produits vendus par Carrefour, Leclerc Intermarché ou Super U répondent à toutes les normes en vigueur, il existe néanmoins quelques petites variantes. En effet, la différence de prix est telle, qu’il est impossible pour les producteurs d’utiliser les mêmes recettes. À titre de comparaison, les marques discount peuvent être jusqu’à 60 % moins chères que les références habituelles. Dès lors, les industriels doivent trouver des solutions. Afin de ne pas renier leur marge, quelques astuces sont alors employées. nous vous en dit plus.

Moins de matières premières ?

Dans l’enquête réalisée par Capital, un exemple est vraiment frappant. Les journalistes du célèbre magazine se sont effectivement intéressés à une usine située dans le sud de la France. Dans un complexe de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés, cette entreprise a alors dû s’adapter aux nouvelles demandes. Ainsi, il s’agit par exemple d’utiliser un emballage moins compliqué, moins coûteux et plus rapide à réaliser pour diminuer les coûts de production. Un procédé qui ne change évidemment rien à la qualité intrinsèque du produit. Mais les économies doivent également se faire sur les matières premières, nous vous propose donc d’en découvrir la recette.

En effet, pour réaliser une tablette de chocolat 30 à 40 centimes moins chère que les marques les plus demandées, le volume total des ingrédients est alors revu à la baisse. Dans un produit dit courant, les fèves de cacao pourraient représenter jusqu’à 30 % du poids total. Alors que dans une tablette discount à bas prix, ce chiffre ne dépasse pas les 24 %. Autre exemple marquant, le ketchup, car là aussi, la différence est notable. Dans sa version dite classique, la formule contiendrait plus ou moins 150 g de concentré de tomates alors que dans la recette à bas prix, il y en aurait 30 g de moins. Néanmoins, si les quantités sont diminuées, les produits premier prix de chez Carrefour, Leclerc, Intermarché ou encore Super U contiennent les mêmes ingrédients de base de qualité. Donc, à vous de faire le calcul !