Jean-Paul Belmondo, l’un des acteurs français les plus reconnaissables, était l’une des plus grandes stars de la Nouvelle Vague française et une icône du cinéma. Voici un retour en arrière sur cinq des films les plus mémorables de sa prolifique carrière.

A Bout de Souffle de Jean-Luc Godard (1960)

Belmondo a connu une gloire instantanée dans l’un des films les plus influents de l’histoire du cinéma, le premier long métrage de Jean-Luc Godard, coécrit avec François Truffaut. Michel Poiccard (Belmondo), un charismatique voleur de voitures qui a tué un policier, erre dans les rues de Paris en essayant d’amasser de l’argent pour s’évader tout en faisant la cour à Patricia (Jean Seberg), sa petite amie américaine infidèle, qui gagne sa vie en vendant le Herald Tribune sur les Champs-Elysées. Avec son apparence non conventionnelle et son talent brut, Belmondo est rapidement devenu l’un des acteurs les plus populaires – et certains disent les plus sexy – des années 1960 et 1970, en tandem avec son ami Alain Delon. A bout de souffle est dispo sur Canal+.

Un Singe en Hiver de Henri Verneuil (1962)

Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo – deux générations d’acteurs emblématiques aux personnalités dures similaires – n’ont joué ensemble qu’une seule fois, dans cette comédie sur l’amitié et le sens de la vie. Albert (Gabin), propriétaire d’un hôtel dans un petit village de Normandie, est un ancien alcoolique qui a juré à sa femme de ne plus jamais boire mais qui regrette ses aventures passées. L’arrivée de Gabriel (Belmondo), un jeune homme qui boit beaucoup et qui essaie d’oublier un mariage raté, les entraîne tous deux dans une frénésie qui devient vite incontrôlable. Michel Audiard a écrit le scénario, qui comprend des perles comme : “Ce n’est pas le vin qui me manque, c’est l’ivresse !”. En France, Belmondo est devenu l’héritier symbolique de Gabin, alors âgé d’une cinquantaine d’années et vénéré comme le “parrain” du cinéma français. Un Singe en hiver est dispo sur OCS.

L’Homme de Rio de Philippe de Broca (1964)

Enlèvement, espionnage, trésor perdu et, bien sûr, amour : Tous les ingrédients sont réunis dans cette énergique parodie d’aventure et farce romantique, portée par la complicité de Belmondo à l’écran avec la belle et fougueuse Françoise Dorléac (la sœur de Catherine Deneuve, décédée dans un accident de voiture en 1967). Tourné presque entièrement au Brésil, le film a fait de Belmondo une star internationale, car il incarnait l’un de ces personnages durs mais charmants qui sont devenus sa marque de fabrique. Le film et dispo en streaming sur Amazon Prime Video.

Le Professionnel de Georges Lautner (1981)

Au cours des années 1970 et 1980, Belmondo a joué dans des dizaines de films commerciaux pleins d’action qui ont toujours été des succès au box-office et presque aussi souvent critiqués par la critique. Dans ce thriller politique simpliste, Belmondo joue un agent secret qui, trahi par le gouvernement français, cherche à se venger. Le film est à la fois violent et humoristique (grâce encore une fois aux dialogues pleins d’esprit d’Audiard), et Belmondo est impeccable dans son rôle familier de héros d’action solitaire et honnête. Ennio Morricone a composé la remarquable partition. Le film est dispo sur Netflix.

Les Misérables de Claude Lelouch (1995)

Le César du meilleur acteur a été décerné à Belmondo en 1989 pour Itinéraire d’un enfant gâté, un film de Claude Lelouch. En 1995, Lelouch offre à Belmondo un autre rôle inoubliable dans Les Misérables, basé sur le roman légendaire de Victor Hugo mais actualisé à l’occupation nazie de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Le film suit quatre personnes – chacune inspirée par un personnage du roman – dont les chemins se croisent au gré des allers-retours entre les XIXe et XXe siècles. Belmondo, dans l’une de ses performances les plus remarquables, joue à la fois Fortin, un ancien boxeur, et Jean Valjean, le héros emblématique de Hugo.

Et une petite sélection d’autres films à voir avec Jean-Paul Belmondo

  • Moderato Cantabile de Peter Brook, 1960. Drame.
  • Une Femme Est une Femme de Jean-Luc Godard, 1961. Comédie romantique.
  • Léon Morin, Prêtre de Jean-Pierre Melville, 1961. Drame.
  • Cent Mille Dollars au Soleil de Henri Verneuil, 1964. Thriller/comédie.
  • Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard, 1965. Thriller/romance.
  • La Sirène du Mississippi de François Truffaut, 1969. Thriller/romance.
  • Borsalino de Jacques Deray, 1970. Film à suspense.
  • Les Mariés de l’An II de Jean-Paul Rappeneau, 1971. Aventure/comédie.
  • Stavisky de Alain Resnais, 1974. Drame.
  • Peur sur la Ville de Henri Verneuil, 1975. Thriller.
  • Le Corps de Mon Ennemi de Henri Verneuil, 1976. Thriller/drame.
  • L’As des As de Gérard Oury, 1982. Thriller/comédie.
  • Itinéraire d’un Enfant Gâté de Claude Lelouch, 1988. Drame romantique.
  • Peut-être de Cédric Klapisch, 1999. Science-fiction.