Jamel Debbouze fait partie du deuxième numéro du nouveau magazine de Patrick Sébastien. Il livre une interview en toute transparence et revient sur cet accident qui changeait sa vie à jamais.

Jamel Debbouze n’évoque pas souvent cet épisode de sa vie avec les médias. Quelques rares fois, il acceptait pourtant de raconter toute l’histoire. Et auprès de Patrick Sébastien, c’est sans aucune gêne qu’il la détaillait donc encore. En effet, Patrick Sébastien parle de l’humoriste comme de son ami et était très fier de pouvoir l’interviewer pour le deuxième numéro de son tout nouveau magazine.


Depuis le 12 juin, Patrick Sébastien a dévoilé son nouveau projet : “50% jeux et 50% magazine pour 100% de détente”. Un magazine qui s’intitule Jeux vous aime et qui était disponible dès le 17 juin dernier dans les kiosques. Ce premier numéro a été un succès alors il a pris la décision de sortir le deuxième numéro de Jeux vous aime. Ainsi, comme vous le disait distractify, les 50% magazine concernent notamment une interview de Jamel Debbouze. L’humoriste, producteur et comédien donne les détails du jour où le médecin lui apprenait qu’il ne pourrait plus utiliser sa main droite. Et vous allez voir que sa réaction n’a pas été celle que l’on pourrait croire.

 

Jamel Debbouze témoigne à cœur ouvert sur l’un des drames de sa vie

L’humoriste refusera certainement de parler de cet événement de façon dramatique. En effet, il est loin d’être du genre à s’apitoyer sur son sort. Et dès le départ, il a su trouver la force et le courage de mettre de côté son handicap pour aller de l’avant. Avant que Jamel Debbouze parle de son accident dans les colonnes du nouveau magazine de Patrick Sébastien, distractify vous précisait qu’il en parlait dans divers médias, ponctuellement. Il acceptait de le faire dans une Interview Carrière chez Konbini, il y a un peu plus d’un an notamment.


“Le premier réflexe que j’ai quand le médecin me l’annonce, c’est de lui demander de me prêter un des stylos de couleurs qu’il a dans sa poche car tout de suite, je m’entraîne pour commencer à écrire de la main gauche. Comme si cet accident était un non-sujet. Finalement, il ne fallait pas que ce soit un sujet.” déclarait Jamel Debbouze à Patrick Sébastien. Happé par un train à l’âge de 14 ans, il refusait le constat du manque de son bras droit.

Dans cette interview pour Konbini, Jamel Debbouze donne les mêmes éléments de réponse sur ce sujet. En effet, il explique d’abord que dans sa famille, il était de coutume de savoir rire des évènements dramatiques. Une façon d’éviter de subir une double peine en quelque sorte. Et cela lui a été utile pour son accident. Il n’avait que 14 ans mais déjà il savait que c’était plus important d’être en vie que de perdre son bras.

“Je pense que le rire est un magnifique médicament pour aborder n’importe quelle situation, à quelques choses près.” disait Jamel Debbouze.

Une philosophie de vie que partage certainement Patrick Sébastien et qui doit faire que lui et Jamel Debbouze sont amis.

 

Nier sa condition lui ouvre les portes d’une nouvelle vocation

En effet, Jamel Debbouze expliquait son réflexe immédiat de vouloir écrire de la main gauche. En il ajoute : “Je me suis mis à danser tout de suite. C’était une manière de nier que j’étais freiné ou diminué ou que je pouvais pas faire comme les autres. C’était impensable. Impensable de pas arriver à mes fins, c’est-à-dire vivre comme je l’entendais : rire et faire rire.”
Jamel Debbouze explique aussi ensuite, qu’avant même son accident, il était déjà une personne déterminée à atteindre ses objectifs. Personne ne pouvait l’empêcher de faire ce qu’il avait envie de faire disait-il. Et il explique ce tempérament par l’éducation de ses parents. distractify vous l’accorde, rien ne devait les rendre plus fiers.

“Mes parents m’on toujours donné cette confiance. Cet amour et ce moteur de ‘c’est toi le patron de ta vie’, ‘on est là’, ‘on te soutien’, ‘on est autour de toi’, ‘on t’aime’. Cet amour fait que t’as pas envie de les décevoir et que si eux te boostent il n’y a personne qui peut te freiner en fait.” détaillait l’humoriste avec émotion.

 

Mais Patrick Sébastien connaît bien son ami Jamel Debbouze. Et il se demande donc si le fait de perdre son bras ne l’a pas finalement éloigné de son premier amour avant la comédie, celui pour le football. “Aurais-tu été plus heureux si tu étais devenu footballeur, ta passion première ?” lui demande alors Patrick Sébastien. Ce à quoi Jamel Debbouze répond avec humour et sincérité : Vocation ratée, tout ça à cause de mon ménisque ! Sinon j’aurais fait une carrière internationale ! Depuis mon accident, tout ce que je vis, c’est du bonus, du sursis.”