Malgré des hôpitaux en peine, l’équipe gouvernementale ne devrait pas décider de nouvelles mesures restrictives.

Coronavirus: Depuis un mois, les Français vivent à l’heure d’un couvre-feu qui les obligent à rentrer chez eux à 18 heures. Toute la France métropolitaine obéit à cette nouvelle mesure gouvernementale. Mais elle a cependant échappé à un nouveau confinement avant les vacances d’hiver. Mercredi 17 février, le gouvernement organisait un nouveau conseil de défense sanitaire autour d’Emmanuel Macron. Vers quelle direction nous dirigeons-nous ?
Coronavirus en France: A cette occasion, l’exécutif avait pour objectif de faire le point sur la situation de l’épidémie dans l’ensemble du territoire français. En effet, la Direction générale de la santé note une saturation des hôpitaux.

Coronavirus: L’Est de la France préoccupe les autorités

«La situation épidémique est préoccupante avec la persistance de fortes tensions des services hospitaliers dans les régions de l’Est, conjuguée à une progression importante du virus et de la sollicitation de l’offre de soins dans les régions de l’Ouest, dans un contexte de circulation de plusieurs variantes du SARS-CoV2» (le virus apparu en 2019), écrit notamment la DGS dans cette note.

Mardi 16 février, on a relevé ainsi 3 338 patients hospitalisés en réanimation, atteints donc de formes graves. C’est le plus haut chiffre atteint depuis une semaine, en progression de plus d’un quart par rapport à début janvier. Chez nous, on remercie encore une fois le personnel soignant pour leur courage et leurs efforts en première ligne dans ce combat contre le Coronavirus.

Par ailleurs, les nouveaux cas dépassent 18 000 par jour en moyenne sur la semaine écoulée. On est encore loin au-dessus des niveaux nécessaires qui permettraient d’espérer un relâchement des mesures restrictives.

“Pas de mesures exceptionnelles”

Malgré tout, Jean Castex ne prévoit pas de nouvelles mesures, d’après FranceInfo. Ce conseil de défense ne devrait donc pas chambouler la vie quotidienne des Français. Il faut dire que depuis un an, celle-ci a déjà bien été transformée. “Laissons un peu d’air aux Français”, aurait d’ailleurs dit un conseiller.

Dans les couloirs, on raconte que le couvre-feu à 18h satisferait l’exécutif. Olivier Véran avait en effet annoncé sur FranceInfo qu’il souhaitait épargner les Français qui ont déjà fourni beaucoup d’efforts dans cette lutte contre le virus.

“Je souhaite qu’on puisse le plus tôt possible rendre des libertés aux Français. Le confinement n’est pas un choix de facilité et de sécurité, c’est un choix de nécessité quand la situation épidémique nous échappe. Ce n’est pas le cas.”, avait-il en effet déclaré le 9 février au micro de France Info.

Toujours “rester extrêmement vigileants“

Ce mercredi 17 février, le patron des députés LREM, Christophe Castaner, a jugé quant à lui que “nous sommes toujours à un haut niveau de personnes qui attrapent le virus (…). Donc il nous faut rester extrêmement vigilants, attentifs, mais il ne faut pas prendre de mesures exceptionnelles car on voit bien aujourd’hui que le plateau est maîtrisé, que notre capacité hospitalière répond présent, que le nombre de personnes en réanimation a baissé, de peu”, a-t-il rendu compte sur France 2.

“Personne ne peut prédire ni le pire, ni le meilleur”, a-t-il ainsi poursuivi. “Dans ce contexte, même si le nombre de cas quotidiens reste «phénoménal», cela n’empêche pas qu’«il faut se préparer à desserrer les restrictions” Ainsi les expérimentations de concerts debout à venir doivent-elles «nous apprendre à vivre avec le virus et nous donner un horizon positif”.

Mais il reste un gros problème à résoudre : celui des variants. En effet,, certains scientifiques tirent la sonnette d’alarme. D’après les prévisions des chercheurs de l’Inserm, «la souche historique du SARS-CoV-2 décroît alors que la progression du variant britannique s’intensifie».

Coronavirus: Une situation encore très fragile

Ce variant britannique est malheureusement beaucoup plus contagieux. Ainsi, il “pourrait devenir dominant en France la dernière semaine de février ou la première semaine de mars, avec de grandes disparités régionales.”, prédisent les chercheurs de l’Inserm, dans une nouvelle étude. Ces derniers conseillent aux pouvoirs publics «un renforcement des mesures de distanciation sociale».

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal se dit bien conscient de cette difficulté. “La France a beau se trouver dans une situation enviable, par rapport à un certain nombre de ses voisins européens, la situation est fragile. Et notre surveillance doit être redoublée.”, avait-il ainsi annoncé le 10 février.