La fille de Caroline de Monaco serait peut-être intéressée par le voyage d’Emmanuel Macron au Rwanda où s’est déroulé il y a plusieurs années le massacre de tout un peuple.

La philosophe s’est intéressée pour sa première production au Génocide rwandais (le peuple Tutsi par le peuple Hutu) au sujet duquel le président français Emmanuel Macron a reconnu la responsabilité de la France. Charlotte Casiraghi parlait de sa première production cinématographique, Notre-Dame du Nil, une adaptation du livre de Scholastique Mukasonga, auteure d’origine Tutsi et réchappée du génocide, dans les colonnes de Madame Figaro.

«C’est plutôt l’idée d’accompagner un projet qui est né d’un livre de Scholastique Mukasonga», expliquait l’épouse de Dimitri Rassam, parlant d’une aventure «humaine et sa construction », qui ont retenu son attention.Et le film a aussi un lien avec la visite du président français au Mémorial du génocide de Kigali, où les restes de 250 000 des plus de 800 000 victimes du génocide qui s’est déroulé dans le pays en 1994 reposent.

Le déplacement d’Emmanuel Macron dans le pays visait notamment à «reconnaître [les] responsabilités » de la France dans cette tragédie humanitaire. Alors que le chef de l’État a insisté sur la «responsabilité accablante » de la France, il a cependant souligné que le pays « n’a pas été complice».

Seulement, il a le devoir de «reconnaître la part de souffrance infligée au peuple rwandais en faisant trop longtemps prévaloir le silence sur l’examen de la vérité ». Pour le président du Rwanda, Paul Kagame, les mots du président français avaient «plus de valeur que des excuses », attendues depuis longtemps, notamment par les associations de rescapés du génocide qui elles déplorent que le chef d’État français n’ait pas prononcé ce terme.

Une partie du film Notre -Dame du Nil a été tourné dans les faubourgs du district de Musanze, à 200 kilomètres au nord de Kigali. Le projet du réalisateur Atiq Rahimi était de faire «remonter aux origines du génocide rwandais et (s’)emparer de la petite histoire pour essayer de comprendre la grande ». Le film relate, en 1973, le quotidien d’un établissement catholique, Notre-Dame du Nil, qui se trouve sur les hauteurs de Kigali.

Les jeunes filles de bonne famille y sont envoyées par leurs parents pour y recevoir une éducation puis être mariées à de riches hommes rwandais. «L’histoire de ce lycée est pour moi un huis clos qui me permet de décrire un monde d’innocence, celui de l’enfance et de l’adolescence qui ignore le pire, mais s’y prépare d’une manière inconsciente », expliquait Atiq Rahimi.