Bruno a validé sa 182e participation à l’émission de Jean-Luc Reichmann et le Maître de midi évoque son enfance, sa carrière et ses projets d’avenir.

Pour ceux qui ne connaisse pas encore Bruno des 12 coups de midi, voici une belle interview du grand champion de l’émission.
Bruno (champion des 12 coups de midi) : J’ai eu 30 ans le 29 mai, j’ai donc fêté mes 30 ans sur le plateau de l’émission. Je suis originaire de la région toulousaine, d’un petit village qui s’appelle Fontenilles. J’ai fait mes études à Muret et à Toulouse. Ma famille vient des Pyrénées-Atlantiques, dans le 64, et depuis le 20 janvier, je suis Maître de midi. C’est un peu mon travail à plein temps ! J’ai perdu mon emploi en avril, je travaillais dans une agence de publicité dans le domaine du sport.

Bruno 12 coups de midi

Commençons par le début Bruno. Comment avez-vous découvert Les 12 coups de midi ?

C’est une émission assez connue, Jean-Luc Reichmann est à l’antenne depuis des années, donc je pense que même les gens qui ne la connaissent pas savent qu’elle existe. Comme je suis fan de quiz et de jeux télévisés, c’est une des émissions que je regardais, et mes parents et grands-parents regardent Jean-Luc Reichmann tous les jours, donc toutes les vacances, tous les week-ends, nous regardions l’émission. Ma grand-mère est une grande fan, alors elle aime me tenir au courant. Elle me disait toujours “Paul (12 cous de midi) est là, etc.”, donc j’étais plutôt bien informé. Après cela, c’est surtout lors du premier verrouillage, lorsque je suis retourné chez mes parents pour travailler à 100% depuis chez moi, que j’ai commencé à regarder l’émission. Je me suis dit : “Pourquoi pas moi !

Comment avez-vous décidé de vous présenter au casting ?

Au début, Bruno pensait que ce n’était pas vraiment mon style. On pense toujours qu’il y a des gens plus cultivés, plus gentils, plus drôles, qui mettent plus l’ambiance. Je me suis dit que je n’avais aucune chance d’être prise et aucune chance de durer. Je me suis dit : ” Ça ne sert à rien de postuler parce que tu n’as aucune chance “. Et finalement, en regardant les Lunchtime Masters pendant le lockdown, Eric, Caroline et Léo, je me suis un peu retrouvé dans leurs personnalités et leurs attitudes.

Ce ne sont pas les personnes les plus extravagantes, les plus exubérantes, et pourtant j’ai eu l’impression qu’ils s’éclataient en faisant ça. Je me suis dit : ” Ah bon, eux aussi sont timides et réservés au début, mais au fur et à mesure, ils se révèlent, se lâchent et s’amusent. ” J’avais donc l’impression qu’en termes de culture générale, j’avais à peu près le même niveau, puisque j’arrivais à bien répondre aux questions, et qu’en principe, des profils comme le mien n’étaient pas forcément rédhibitoires…. De plus, mes parents étant des fans de la série, je savais qu’ils seraient contents, alors je me suis dit “Allez, on postule ! Au moins, cela m’aurait permis de voir les coulisses.

 

Cette personnalité plutôt discrète est devenue très populaire sur les réseaux sociaux. À votre avis, quelle en est la raison ?
C’est peut-être simplement que les gens se reconnaissent en Bruno dans une certaine mesure. Je pourrais être leur voisin, leur petit-fils, leur collègue… Peut-être que les gens pensent que c’est facile de me parler. Après, je pense que c’est peut-être mon tempérament. Je suis gentil, souriant, du moins j’essaie de l’être, donc je pense que pour les téléspectateurs, c’est sûrement plus agréable qu’un candidat qui a une grosse tête…. J’essaie juste d’être moi-même, je fais ma vie, je m’amuse dans l’émission et je pense que ça se ressent.

Quel était votre objectif à votre arrivée, et quel est-il maintenant, s’il a évolué ?

Quand j’ai appris que j’étais castée, j’espérais juste ne pas être la première. Après, il n’y a pas de honte à passer en premier, surtout que le premier tour est souvent une drôle de question. Mais c’était plus pour mon ego, vis-à-vis de ma famille. Si je pars au début, c’est un peu la honte. Après, quand j’ai vu que je n’étais pas éliminé au premier tour, je me suis dit “Ce serait bien d’être Bruno Maître de midi, même juste pour une émission, au moins je pourrais dire que j’ai été Maître de midi dans ma vie !”.

Et finalement, j’ai fait un coup de maître de Bruno et lors de ma première émission, j’ai gagné 15 000 €. Idem pour le deuxième spectacle. J’avais donc 30 000 € en deux spectacles et je me suis dit que mon objectif était plus qu’atteint. Après, je n’ai pas vraiment eu d’objectif, j’ai fait un spectacle après l’autre. Mais c’est vrai qu’avec la mécanique de l’émission, le fait qu’il y ait beaucoup d’anciens Maître de Midi emblématiques et qu’il y ait un classement, c’est sûr que plus on se rapproche de son objectif, on n’a pas envie de perdre avant…. Après, il s’agit de se fixer un cap. Mais si je perds avant Eric, je ne me sentirai pas mal. J’ai déjà fait un bon parcours.

Que vous apporte personnellement l’émission Bruno ?

J’aime beaucoup apprendre, et en tant que fan de quiz et de jeux télévisés, c’est formidable de continuer à acquérir de nouvelles connaissances dans des domaines variés dans lesquels on n’aurait jamais imaginé avoir des connaissances.

Vous faites preuve de grandes capacités de mémorisation au quotidien. Quel genre d’élève étiez-vous à l’école lorsque vous étiez enfant ?
J’avais de très bons résultats mais ce qui énervait mes professeurs, c’est que je ne participais jamais. Je détestais participer. Je ne levais jamais la main. Je m’asseyais à l’avant-dernière rangée près de la fenêtre, j’étais dans mon propre monde. Mais j’ai toujours eu une bonne mémoire, mais c’est un muscle, il faut le travailler, alors je lis beaucoup de choses et je travaille beaucoup ma mémoire.

Mais disons que je n’ai pas travaillé très dur (Bruno) et que j’ai quand même réussi à avoir de bons résultats. Mais j’étais quand même studieux. Pendant toute la scolarité, j’ai réussi à avoir d’assez bonnes notes, mais je n’étais pas du tout au premier rang pour répondre à toutes les questions. J’étais discret. D’un autre côté, j’étais bavard. Si j’étais à côté de mes amis, nous étions vite séparés. D’ailleurs, j’étais assez sociable, donc peu importe à côté de qui je me trouvais, j’arrivais souvent à discuter. J’étais donc toujours seul près de la fenêtre. Mais ce ne sont que de bons souvenirs !

D’où vous vient cette incroyable culture générale Bruno ?

Quand j’étais petite, ma mère me faisait lire beaucoup de choses. Et dès que j’ai été au collège, j’ai eu une télé dans ma chambre et j’ai adoré ça. Je regardais beaucoup de choses tout le temps. Aujourd’hui, la culture passe par la télé, l’internet, et j’ai regardé beaucoup de reportages, de films, de séries, absolument tout. Et en même temps, je continuais à lire. Dès que je tombais sur un magazine spécialisé dans un domaine, je prenais des trucs dedans. Puis, à l’adolescence, j’ai découvert les soirées trivia, j’ai appris plein de choses. Je m’intéresse à beaucoup de choses, donc quand je lis des choses, elles m’intéressent et je les retiens. Je pense que c’est une grande partie du problème, car si vous ne vous intéressez pas à l’histoire, vous pouvez acheter de l’histoire pour les nuls, cela ne signifie pas que vous allez tout retenir !

Vous avez récemment remporté votre 7ème étoile mystère. Comment gérez-vous les nombreux cadeaux que vous gagnez ?

C’est une question de logistique. Ma mère (maman de Bruno) et mon beau-père louent une camionnette et font le trajet de Toulouse à Paris. Ils viennent tout récupérer et déjà tout le monde se sert car je gagne beaucoup d’électroménager. En fait, tous ceux qui font des vidéos, pour les remercier, je leur offre des cadeaux en fonction de leurs centres d’intérêt. Après, je garde certains, je vends d’autres. J’en vends à mes amis et à ma famille parce que ça me fait plaisir. Et puis quand je ne serai plus à l’émission, il faudra que je me pose et que je me débarrasse de tout ce qui reste. Je pense qu’on peut toujours l’offrir à Emmaüs ou à des associations locales. Ils sont toujours contents d’avoir certains types d’objets. Mais je garde quand même pas mal de choses !

Ne pouvez-vous pas échanger ces cadeaux contre la contre-valeur en argent ?

Non, tous les cadeaux que vous voyez, je les gagne, car ils sont achetés par la production. Quand je gagne une friteuse, je ne peux pas dire à la production “Oh non, donnez-moi plutôt les 150 € pour la friteuse”, parce qu’ils l’ont déjà achetée. Tout ce qui est annoncé comme un cadeau, je le gagne en fait.

En juin dernier, vous avez déclaré être toujours célibataire. La situation a-t-elle changé ?

Non, mais je ne me laisse pas le temps de rencontrer quelqu’un. C’est très chronophage de faire cette émission. 364 spectacles par an, ça fait beaucoup de tournages. Entre les émissions, je me repose, je révise un peu, je me tiens au courant de l’actualité. Alors non, je n’ai absolument pas le temps de rencontrer des gens. Mais je me dis que lorsque le spectacle sera terminé, je serai peut-être plus concentré sur cela. Ma priorité, c’est l’émission. Je sais que c’est une chose qui n’arrive qu’une fois dans une vie, et qu’elle se terminera. C’est une pause dans ma vie et quand elle sera terminée, je pourrai me concentrer sur d’autres choses.

Vous recevez beaucoup de messages sur les réseaux. Pourriez-vous envisager de sortir avec un fan de la série Bruno ?

Si la personne engage la conversation et qu’il y a un feeling, pourquoi ne pas la rencontrer. Nous pourrions aller prendre un verre, un repas et voir si le feeling passe. Quoi qu’il en soit, je dois rencontrer la personne en personne, car je ne suis pas un grand fan des applications de rencontre. Mais s’il y a un feeling sur le net, pourquoi ne pas se rencontrer en personne. Je ne suis fermée à rien.

Au fil des émissions, vos gains s’alourdissent. Que ferez-vous de vos gains ?

Bruno !Je suis quelqu’un de très terre à terre, je ne vais pas tout claquer dans des voitures de luxe. Je vais faire des investissements locatifs, pour avoir des revenus. Gagner de plus en plus d’argent ne débloque pas vraiment de nouveaux projets pour moi. Je ne me dis pas “Oh, maintenant je peux partir en voyage au Japon, maintenant je peux acheter cette voiture”, je n’ai pas une liste que je débloque au fur et à mesure. Mais je me dis que cela me donne plus d’argent pour les voyages et les cadeaux. Une fois l’émission terminée, je me concentrerai sur la manière de tout mettre en place. Ça va être un travail à plein temps.

De grands voyages sont-ils prévus ?

Il y a beaucoup d’endroits dans le monde que j’aimerais voir. Le premier grand voyage que je vais faire, c’est avec mon cousin et sa petite amie en octobre. Nous irons à Orlando, en Floride, pour visiter les parcs à thème. Nous sommes de grands fans de parcs à thème et nous avons toujours voulu le faire, mais c’est un projet coûteux, rien que le prix des parcs Universal et Disney. Normalement, nous pensons que dépenser autant d’argent pour des parcs à thème n’est pas très raisonnable. Mais là, je me suis dit “On s’en fout, on réserve, on a toujours rêvé de le faire”. Nous allons aussi en profiter pour visiter la Floride et le centre de la NASA.

Vous vous rapprochez de la plus haute marche du podium. Comment le ressentez-vous ?

Comme nous nous rapprochons de plus en plus, il y a toujours un peu de pression. La mécanique du jeu fait que je m’en rappelle souvent, donc je pense que ce serait dommage de perdre avant. Après, il y a toujours la fierté, bien sûr. C’est une émission qui a 11 ans, il y a eu plus de 12 000 candidats. Si je suis le premier, ce serait énorme. Après, le titre ne changera pas ma vie. D’ailleurs, maintenant, ils sont un peu obligés de m’inviter à chaque fois à la bataille des maîtres ! (rires) Donc je sais que je reviendrai chaque année, que l’on reverra mes amis, donc c’est génial. Je fais vraiment partie de la famille de la série, et c’est ce qui est gratifiant.

Avez-vous parlé à Eric de la possibilité de lui ravir la première place ?

Je ne l’ai jamais rencontré. Il n’a pas pu venir à la masterclass, donc nous n’avons pas eu de réelle discussion. Mais j’ai hâte de le rencontrer et de lui parler. Après, je ne sais pas comment il se sentirait de perdre sa première place, mais nous savons tous que les records sont faits pour être battus. Il y a de plus en plus de grands champions. Donc même si je le bats, un jour mon record sera lui aussi battu. Cela fait partie du jeu. Si Bruno devient numéro un, j’espère que mon record sera un jour battu et que les gens continueront à écrire l’histoire du spectacle. C’est toujours bon pour le suspense de l’émission.

Votre vie quotidienne tourne autour du tournage des 12 coups de midi Bruno. Que pensez-vous du retour à la vie normale, alors que vous avez perdu votre emploi ?

La difficulté de cette émission est qu’il faut suivre le rythme du tournage. C’est un rythme contre nature auquel on s’habitue, et le problème est qu’après, il n’y a pas de phase de transition. Quand on perd, on recommence sa vie. Mais je ne suis là que depuis le 20 janvier, j’ai vécu 29 ans sans Les 12 coups de 12, donc je vais réussir à reprendre ma vie après. J’en profiterai pour revoir mes parents et mes grands-parents, que j’ai plus vus en vidéo qu’en vrai depuis le début de l’émission. Après, je peux imaginer que ça fait bizarre quand ça s’arrête. Il y aura un nouveau rythme de vie. Mais je suis sûr qu’il ne sera que positif.

Sur le plan professionnel, comment voyez-vous l’avenir ?

Depuis que j’ai quitté ma société pendant l’émission, je ne me suis pas du tout concentré sur la recherche d’un nouvel emploi. Mais c’est aussi l’une des choses que je vais devoir gérer après le spectacle, me demander ce que je vais faire ensuite dans ma vie. L’avantage, c’est qu’avec ce que j’ai gagné, je pourrai regarder vers l’avenir. Je ne suis pas obligée de reprendre le travail tout de suite. Je vais prendre le temps de réfléchir à ce que j’aime vraiment. Je ne me ferme aucune porte.

A l’époque, Xavier avait choisi de quitter son poste de Maître de midi pour revenir à une vie normale. Est-ce une issue que vous envisagez, si jamais vous passez outre Eric ?

Je ne pense pas. Tout d’abord, je ne suis pas à la recherche d’un emploi, il faudrait vraiment qu’une opportunité se présente pour que je sois appelé ailleurs. Deuxièmement, il y a des sommes d’argent incroyables en jeu. On gagne beaucoup en peu de temps, donc ce serait un peu insultant de dire “Vous savez quoi, j’ai tous les records donc je m’en fous, je m’en vais”. Après, je dis ça mais si je fais 450 concerts et que je m’ennuie, peut-être que je me dirai qu’il faut que je reprenne ma vie en main. Mais pour l’instant, je n’ai pas envie d’abandonner, il n’y a pas de lassitude. C’est une chance incroyable, donc je ne pense vraiment pas me permettre d’arrêter. De toute façon, il faut bien que je perde un jour ! Je préfère perdre à la loyale et que ça se termine plutôt que d’abandonner et de le regretter deux semaines plus tard.

On a récemment vu Timothée, ancien Maître de midi, dans Questions pour un champion. Auriez-vous envie de participer à d’autres émissions ?
Je ne sais pas dit Bruno ! Je pense qu’après cette aventure, je vais me reposer et m’éloigner de tout ça. Cela fait plus de sept mois que je joue, donc je ne vais pas participer à toutes les émissions. Ce n’est pas un métier d’être un champion de jeu télévisé. Après, il ne faut jamais dire jamais ! Mais pour l’instant, je ne suis pas dans cet état d’esprit. Pour l’instant, je préfère laisser passer quelques années, m’oublier, reprendre ma vie normale.