La décision du tribunal d’Arras a fait beaucoup parler : l’actrice Brigitte Bardot devra payer une amende de 5.000 euros pour “injures”. L’icône du cinéma avait tenu des propos à l’égard des chasseurs en 2019 sur le site de sa fondation. nous vous donne tous les détails.

L’histoire remontait au printemps 2019. A ce moment-là, sur son site Internet, Brigitte Bardot attaquait les Réunionnais. Elle avait qualifié les habitants de cette île de « population dégénérée aux traditions barbares », « ayant gardé leurs gênes de sauvages ». L’ancienne vedette avait été poursuivie pour « injures raciales ». Un peu plus tard, Elle a frappé de nouveau.

Brigitte Bardot avait attaqué les Réunionais

Dans un édito, BB avait critiqué Willy Schraen, responsable de la fédération française des chasseurs. Ce dernier est décrit tel un “prédateur” et un “terroriste“. Des mots qui lui vaudront une autre plainte pour “injures”. Le 29 juin dernier, la justice a étudié le dossier et prononcé une décision, Brigitte Bardot devra payer une amende d’un montant de 5.000 euros et 1.000 euros de plus pour le préjudice moral qu’elle a provoqué à l’égard de Willy Schraen.

La vedette de 86 ans “devra aussi publier sur le site de sa fondation éponyme cette décision de justice. Elle est contrainte par ailleurs de supprimer les extraits jugés par la cour comme injurieux vis-à-vis des chasseurs », explique le quotidien régional La Voix du Nord.

Brigitte Bardot, une ex-star du cinéma français

Née en septembre 1934 à Paris. Elle pratique la danse classique, joue devant la caméra de son père, passionné de cinéma et voient défiler dans l’appartement familial le Tout-Paris. En 1948, celle-ci est reçue au concours d’entrée du Conservatoire de danse de Paris. Elle est vite remarquée par Hélène Lazareff, directrice du magazine Elle.

A 15 ans, Brigitte Bardot fait de plusieurs fois la Une du magazine. Le réalisateur Marc Allégret la remarque et l’auditionne pour Les lauriers sont coupés. Elle fait la connaissance de l’assistant de Marc Allégret, le jeune Roger Vadim. Ses parents, d’abord réticent à leur laision, lui demandent d’attendre ses 18 ans pour se marier.

La belle blonde continue les photos de mode pour le magazine Elle et par l’intermédiaire de Roger Vadim fréquente de nombreux metteurs en scène. Elle obtient son premier rôle en 1952 dans le film de Jean Boyer Le trou normand, aux côtés de Bourvil.

Maintenant accompagnée par un manager, Olga Horstig, elle tourne différents films en 1955. L’année d’après, pour le Festival de Cannes, elle obtient un financement pour le film de Roger Vadim. Et dieu…créa la femme sort plus tard et fait d’elle une vedette internationale et contribue à développer le mythe B.B. Dès lors elle multiplie les tournages, Babette s’en va en guerre de Jacques Charrier, En cas de malheur avec Jean Gabin, Le Mépris de Jean-Luc Godard…En 1963, elle accepte un tournage à Londres avec d’Anthony Perkins, Une ravissante idiote, d’Edouard Molinaro.

Une histoire avec Gainsbourg

Le duo qu’elle forme avec Jeanne Moreau dans Viva Maria ! en 1966 est un nouveau succès mondial.De plus, elle devient la muse de Serge Gainsbourg qui lui compose des chansons (Harley Davidson, Bonnie & Clyde, Je t’aime moi non plus, Comic Strip). En 1968, elle accepte de prêter ses traits à Marianne et son buste, sculpté par Aslan, débarque dans les mairies. En 1970, elle retrouve les plateaux de cinéma et intègre le casting du film de Michel Melville, L’Ours et la poupée. La même année, sur le tournage des Novices elle fait la connaissance d’Annie Girardot.

Après Les Pétroleuses (1971) aux côtés de Claudia Cardinale, elle retrouve Roger Vadim pour lequel elle tourne Don Juan 73 (1972) mais le film est un échec. Ensuite, elle annonce qu’elle met fin à sa carrière au cinéma.

Brigitte Bardot commence une nouvelle vie et se consacre depuis totalement à la défense des animaux. Dans un premier temps porte-parole de la SPA, elle lance en 1977 une grande campagne médiatique au large des glaces polaires du Canada pour critiquer le massacre d’animaux.

En 1986, elle fonde son association, la Fondation Brigitte Bardot, pour mener à bien ses luttes contre la chasse aux phoques, à la baleine. Elle est l’auteure de plusieurs livres : ses mémoires, publiées en deux tomes – Initiales B.B (1996) et Le carré de Pluton (1999) – Un cri dans le silence (2003), et Pourquoi ? (2006).