Un reportage de TF1 présente les risques du gaz hilarant en partageant un témoignage choc. Celui d’un adolescent victime d’un effet de mode qui aurait pu lui gâcher la vie.

Alerte ! Le gaz hilarant est en vente libre. Mais il peut avoir des effets terribles sur la santé. En effet, il fait un carton chez les adolescents et les jeunes adultes. Cependant, sa consommation présente des risques d’addiction et surtout elle a des effets nocifs pour la santé. LCI parlait déjà, il y a un peu plus de deux ans, des dangers du gaz hilarant. Car un jeune de 19 ans avait perdu la vie après une soirée durant laquelle il avait consommé ce type de produit.

Trois ans plus tard environ, TF1 remet donc un reportage sur les dangers du protoxyde d’azote d’actualité. En effet, il est impératif que l’opinion publique prenne conscience des risques liés à ce phénomène de mode. Pour cela, TF1 propose au public de découvrir le témoignage d’un jeune homme, dans une vidéo du journal de 20h. Et nous vous dit tout ce qu’il faut retenir sur ce sujet.

 

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Gaz hilarant : les dangers d’une mode qui cartonne chez les jeunes

Dans cette vidéo du 20h de TF1, c’est un jeune homme qui revient sur son expérience en tant que consommateur de protoxyde d’azote. Il était lycéen lorsqu’il était victime de cette mode d’apparence bon enfant. En effet, le gaz hilarant a pour effet de faire rire et de détendre ses consommateurs. Nos confrères rappellent donc que ce gaz est utilisé en médecine en tant qu’antidouleur ou en tant qu’anesthésiant. Cependant, son caractère addictif n’est plus à prouvé. Et c’est un produit qui reste disponible en libre service dans des grands magasins ou dans des épiceries. Car, c’est ce gaz qui sert aussi à gonfler les ballons par exemple. Un usage que les jeunes adultes et les adolescents ont donc détourné pour faire la fête. Sans avoir conscience des risques terribles auxquels ils s’exposent.

 

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« Au début, ça nous faisait surtout rire. Jusqu’au moment où j’ai vraiment eu une barre qui est venue du haut de mon épaule gauche jusqu’au bas de mon épaule droite, et en fait je me suis dit que là, ça devait vraiment être grave. Je savais que mon corps était là, mais je voyais cette chose de l’extérieur et c’était une situation horrible parce que je n’avais plus vraiment l’impression de maîtriser ce qui se passait. », expliquait le jeune homme, dans la vidéo de TF1. Une situation alarmante, d’autant que dans son entourage aussi des cas graves voient le jour à cause du gaz hilarant. « On a connu une personne qui a fini totalement paralysée. », disait-il.

Un avis médical inquiétant : des séquelles graves, des cas en augmentation

Ensuite, TF1 fait intervenir un médecin, le docteur en neurologie Thierry Gendre, pour qu’il explique la situation. Le gaz hilarant est effectivement terriblement addictif et il a des effets néfastes sur les nerfs de ses consommateurs.

« Ça vient toucher essentiellement la moelle épinière et c’est une zone qui est clé pour l’équilibre et pour la sensibilité. C’est pour ça que ces patients se plaignent principalement de troubles de l’équilibre et de troubles de la sensibilité. Ça a aussi un effet toxique pour les nerfs, donc on observe des patients qui ont des difficultés pour bouger les pieds et à les relever. Et parfois, ça vient même toucher la myéline au niveau du cerveau avec des patients qui ont des troubles de la mémoire ou des hallucinations. », expliquait-il, le ton grave. Le gaz hilarant est donc un produit particulièrement dangereux. Et malgré les informations sur le sujet, nous ne vous cache pas que le nombre de drames augmente.

 

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En effet, toujours dans la vidéo de TF1, le docteur précise que l’usage du gaz hilarant est à la hausse chez les jeunes. Ils sont quatre fois plus à venir le consulter à cause des séquelles du protoxyde d’azote. « Ça va de 18 à 35 ans pour le plus âgé. Il y a des patients qui vont être handicapés à cause de cela et comme l’usage est en forte augmentation, on risque d’avoir de plus en plus de jeunes qui consultent et qui gardent des séquelles de l’utilisation de ce produit-là. », déclarait-il. nous invite donc ses lecteurs à prendre au sérieux les risques neurologiques graves que la consommation de gaz hilarant peut provoquer. Cette mode n’est pas anodine et elle peut avoir de très lourdes conséquences, parfois irréversibles.

 

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