PPDA a été entendu par les policiers chargés de l’enquête ouverte suite aux plaintes de Florence Porcel. Le journaliste se défend et de nouveaux éléments entrent en jeu.

PPDA, Patrick Poivre d’Arvor, est un éminent journaliste de télévision. Pendant plusieurs dizaines d’années, il était le présentateur du journal de 20h. D’abord sur Antenne 2 pendant 7 ans puis sur TF1 pendant près de 20 ans. Sa carrière et sa réputation faisait de lui un homme intouchable et éminemment respecté. Mais Florence Porcel, autrice et animatrice, a osé livrer sa vérité sur l’un des hommes les plus connus de France. D’abord dans un livre romancé et autobiographique qui l’a libéré d’un poids. Puis en portant plainte contre PPDA, en février 2021. Une enquête est ouverte pour déterminer si le journaliste a abusé de la jeune femme.

Depuis, les rebondissements s’enchainent sur cette affaire. Car d’autres témoignages viennent appuyer celui de Florence Porcel et la tentative télévisée de défense du journaliste a eu l’effet inverse. Aujourd’hui, deux nouvelles plaintes s’ajoutent à la liste mais c’est toujours celle de Florence Porcel qui n’est pas soumise à prescription judiciaire. L’enquête continue et nous fait le point avec vous sur ces nouveaux éléments “troublants”, mis en lumière par Le Parisien. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, rappelons que PPDA et Florence Porcel sont deux parties d’une affaire qui demeure entre les mains de la justice. La présomption d’innocence prévaut. Pour la dignité du journaliste comme pour celle de la plaignante, mais aussi pour le respect de la loi, tachons de garder cela à l’esprit.

De nouveaux éléments remis aux enquêteurs par PPDA

PPDA apporte des documents qui pourraient prouver que les relations entre Florence Porcel et lui étaient consenties. En effet, c’est France Dimanche qui affirmait que le journaliste venait d’être entendu par les enquêteurs. Dans la foulée, Le Parisien dévoile que non seulement il a été entendu mais qu’en plus il apportait avec lui des documents importants. Il se trouve que PPDA a remis aux enquêteurs la transcription d’échanges SMS entre Florence Porcel et une autre jeune femme. Des messages dans lesquels il serait aisé de constater que l’autrice et cette autre jeune femme étaient fascinées par le journaliste.

Cette autre femme est Martine P., la lauréate d’un concours littéraire initié par PPDA. Toutes les deux décrivent le charisme magnétique de l’ancien présentateur du 20h. Mais attention, ces propos ne prouvent en rien que les relations entre Florence Porcel et PPDA étaient donc consenties. Au contraire, ces conversations pourraient davantage étayer la thèse de Florence Porcel qui expliquait dans sa plainte que PPDA exerçait une emprise sur elle. De plus, parler avec une amie d’une personne que l’on trouve formidable ne veut pas forcément dire que l’on veut qu’il se passe quoi que ce soit de plus, nous en convient. Enfin, Le Parisien attire aussi l’attention des lecteurs sur le fait que cette conversation ne contienne pas que des compliments adressés à PPDA. On y trouve également des remarques acerbes et autres accusations sur le comportements déplacés du journaliste à l’égard des jeunes femmes.

PPDA continue donc de se défendre mais qui sait comment la police pourra exploiter cette conversation ? nous vous invite à prendre du recul pour constater que cette conversation SMS pourrait avoir deux conséquences différentes. Elle pourrait tout aussi bien servir la cause de l’accusé comme celle de la plaignante.

Le journaliste garde le silence dans les médias

Depuis son intervention dans Quotidien, le plateau de Yann Barthès sur TMC, PPDA garde le silence et se fait discret. En effet, son intervention lui avait valu des procès d’intention. Maladroitement, il disait regretter de temps d’avant. Celui où les hommes pouvaient draguer les femmes sans se soucier de leurs sentiments d’insécurité au travail en somme. C’est en tout cas comme ça que l’on perçu de nombreux internautes.

Le consentement est bien l’élément clé de toute cette affaire. PPDA et Florence Porcel n’ont pas le même discours du tout sur ce sujet. Aux enquêteurs de trancher, affaire à suivre…