Le chef toulousain a révélé les décisions radicales prises par ses deux filles pour ne pas quitter leur papa. Un émouvant témoignage.

Michel Sarran en a bavé. Comme tout restaurateur, il a été profondément impacté par la crise sanitaire. Alors, pour renfloué les caisses, il est obligé de s’investir dans un nouveau projet. Heureusement, toute sa famille le suit. Même ses deux filles Camille et Emma. On vous dit tout !

Dès le deuxième confinement, Michel Sarran avait tiré la sonnette d’alarme. “J’ai peur que ce soit une mort annoncée.”, a-t-il en effet lâché au micro de BFMTV le 17 octobre dernier. « Je suis en colère, je suis sensible à la crise sanitaire et à tout ce qui se passe autour comme tout le monde, mais encore une fois, on a l’impression qu’on est stigmatisé, et que les restaurants, les bars, tout l’événementiel, sont un peu cloués au pilori.”, avait-t-il ensuite ajouté.

“Ce n’est plus de l’agonie, c’est de la mort annoncée.“

Pour le complice de Philippe Etchebest, le chômage partiel et les aides économiques promis ne suffisent pas. Car les restaurateurs ont d’énormes frais à couvrir. “Il y a les cotisations sociales, on doit continuer de payer les congés payés sur ce chômage partiel, il y a les frais fixes… On va avoir des frais qui ne seront jamais remboursés. Ce n’est plus de l’agonie, c’est de la mort annoncée.” Ce qu’il n’arrive pas à comprendre, c’est le « deux poids, deux mesures ».

Il pointe du doigt notamment les universités ou les transports en commun bondés. Les passages ne respectent d’ailleurs pas vraiment les gestes barrières et personne n’est là pour les faire respecter. “On ne peut pas survivre, ce n’est pas possible ! Je suis furieux !“, avait-t-il alors conclu.

“C’est lamentable”

Mais pas question pour autant d’organiser des dîners clandestins ! Invité de C à vous, Michel Sarran s’était insurgé devant Anne-Elisabeth Lemoine à ce sujet. “C’est lamentable et à proprement parler scandaleux », avait-il commencer par dire. « Parce que ça discrédite une profession par rapport aux Français, dans une période qui est assez compliquée pour nous. Je trouve que c’est pas respectueux par rapport à tous les restaurateurs qui font des efforts colossaux (…) parce que, même si on reçoit une belle aide qui correspond aux frais fixes, environ 30%, ce n’est pas là-dessus qu’on vit”, a-t-il expliqué.

“On m’a proposé de faire des repas privés, j’ai toujours refusé”

Et la star de Top Chef sur M6 avait ainsi faire une confession. “Moi, on m’a proposé de faire des repas privés, j’ai toujours refusé (…). Il fallait que j’accompagne seize personnes et que je fasse des repas. Je n’ai pas voulu. C’était dans des lieux prestigieux et je m’y suis complètement opposé.”

Aujourd’hui, il en veut beaucoup à ses collègues mais aussi aux clients. “Je ne comprends pas que des personnes puissent aller dans ces restaurants. Moi, je suis désolé, mais je me suis battu dès le début parce qu’il faut que les règles soient strictes et, avant ou après les aides, il y a une crise sanitaire ! On respecte, point barre. Sinon, on ouvre ! »

“J’espère qu’ils auront des amendes”

Et d’ajouter : « De même que je suis pas d’accord non plus de voir que des repas se passent dans des instances, des ministères ou autres alors que nous, nous sommes fermés (…) J’espère qu’ils [les chefs qui acceptent les repas privés, NDLR] vont être réprimandés, qu’ils auront des amendes, qu’ils vont rembourser l’argent que l’état leur a donné d’un côté et j’aimerais qu’ils se rendent compte du mal qu’ils font à notre profession parce que, là, ils se sentent au-dessus des lois“, avait-t-il conclu.

Heureusement, Michel Sarran voit aujourd’hui le bout du tunnel. Lundi 10 mai, il s’est entretenu avec nos confrères de Télé Star. “Pour mes bars à croque-monsieur, j’ai la chance d’avoir à mes côtés mes deux filles : Camille, qui était infirmière, et Emma, qui travaillait chez LVMH. Elles ont tout quitté pour gérer ce projet. Au total, nous en aurons quatre d’ici cet automne” a ainsi révélé Michel Sarran.

“C’est le premier projet familial que nous montons”

Le “croq Michel” devrait ainsi faire d’heureux clients. “C’est le premier projet familial que nous montons avec mon père et ma sœur, Camille. Chacun a ses rôles. Moi je me suis occupée de la partie business plan, marketing, ma sœur travaille sur l’aspect logistique et gestion de projet. Et mon père en est évidemment l’ambassadeur”, confiait pour sa part la jeune Emma à Toulouse Actu. On leur souhaite le meilleur !