Richard Berry et Coline Berry sont encore dans la tourmente médiatique et judiciaire. Pourtant, un même combat les anime depuis le 15 avril.

Richard Berry se ait discret depuis quelques mois. En effet, l’acteur est accusé d’avoir abusé de sa fille. Il tente alors de faire profil bas pour ne pas alimenter le tribunal médiatique. Car les réseaux sociaux ont vite fait de le condamner, malgré la présomption d’innocence dont il bénéficie de droit. En revanche, c’était bien lui qui exposait l’affaire au public, tentant de discrédité les propos de Coline Berry. Sa fille a donc battu le fer elle aussi et s’est présenté dans les médias également pour plaider sa cause. La justice suit son cours et nous ne manquera pas de vous faire part de la suite des événements. Maus ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est que Richard Berry et Coline Berry sortent tous les deux de leurs silences pour s’exprimer sur un même sujet. Bien que le sujet ne soit pas l’affaire qui les oppose.

Richard Berry et Coline Berry ne s’adressent plus la parole

Le père, meurtri par les accusations de sa fille, déplore de voir sa carrière et son nom entaché de la sorte avant qu’un jugement soit rendu. Coline Berry souffre elle aussi de faire subir ce sort à son père mais elle affirmait qu’il était grand temps qu’elle parle. Que c’était soit ça, soit elle “en crève”. Difficile alors d’imaginer que Richard Berry et Coline Berry puissent encore s’adresser la parole. Il est plus prudent d’imaginer qu’ils laissent la police mener son enquête et qu’ils s’impatient d’en connaître l’issue. Dans le silence, patients, ils ont rompu leurs trêves de parole en faisant, malgré eux, front commun. En effet, une décision de la Cour de Cassation vient d’être rendue sur l’affaire Sarah Halimi.

Il s’agit d’une décision qui révolte la France entière. Et de nombreuses personnalités publiques s’expriment elles aussi afin de soutenir la prise de conscience populaire face à cette loi qui parait aberrante. Car en si le cannabis est bien souvent une circonstance aggravante, dans le cas de ce crime contre une vieille dame juive, il s’agit d’une circonstance atténuante.

Richard Berry et Coline Berry ne pensaient pas se trouver à défendre une cause commune. Ils sont en opposition dans une affaire très précise depuis le 25 janvier dernier. L’acteur et réalisateur nie les faits en bloc et Coline Berry continue son combat pour faire entendre sa parole. Mais leurs positions dans l’affaire qui les concernent, ne les empêchent pas de s’exprimer sur une toute autre affaire, celle du meurtre de Sarah Halimi.

Richard Berry avait lui même mis sur le devant de la scène les accusations de sa fille. Soucieux de perdre en crédibilité d’image, pour son honneur et sa notoriété. nous ne peut que constater les dégâts des “procès médiatiques”. Mais Coline Berry était prête à répondre et imaginait bien que son père ne prendrait pas “ses responsabilités” devant la justice.

Un front commun face à une décision de justice, respectueuse de la loi mais incompréhensible

Le Président de la République en personne a demandé à ce que son garde des sceaux penche sur une modification de cette loi. Une loi qui évite le pénal pour des meutes quand l’accusé est sous l’emprise de stupéfiants. C’est effectivement assez aberrant de constater que d’avoir, de son plein gré, consommé du cannabis, soit une circonstance atténuante pour un meurtrier. Cela semble trop facile pour l’opinion publique qui souhaite ainsi voir le meurtrier de Sarah Halimi répondre de ses actes.

Pour exprimer son indignation, Richard Berry a donc utilisé son compte Twitter et y a partagé un dessin de Chereau. Deux personnages discutent de l’affaire qui suscite tant d’émois. Le premier personnage dit : “Si je tue une personne en conduisant parce que je suis sous l’emprise du cannabis, c’est une situation aggravante.” Et le second personnage lui répond : “Oui. Mais si tu tues, sous l’emprise du cannabis, une vieille dame juive chez elle, c’est une circonstance atténuante.”

De son côté, Coline Berry aussi souhaite réagir à cette décision de justice et la déplore. Mieux encore, pour faire part de son mécontentement, elle ira manifester ce 25 avril sur le parvis des droits de l’homme à Paris. Et nous se permet de vous rappeler que le droit de manifester est un droit inaliénable.