Hissée jusqu’en finale, elle représentait la brune bourgeoise. Tout le contraire de Loana. Aujourd’hui, qu’est devenue Laure de Lattre ?

Il y a tout juste 20 ans, la télé-réalité faisait son apparition à la télévision française. Loft Story débarquait ainsi sur M6 en 2001. Et c’est Benjamin Castaldi qui officiait en tant que présentateur de l’émission. Les candidats retenus pour faire le show s’appelaient Loana Petrucciana, Kenza Braiga, Aziz Essayed, Jean-Edouard Lipa et Laure de Lattre.

Ils étaient loin de se douter de ce qui les attendaient…

Ces derniers ne savaient pas à quoi s’attendre. Ils entraient dans le loft mais n’anticipaient pas trop leur sortie. Ils ne s’imaginaient pas en tous cas l’engouement incroyable des téléspectateurs pour ce programme inédit.

M6 allait en effet battre des records d’audience inimaginables. Le public allait s’enthousiasmer pour les candidats. A l’occasion du 20eme anniversaire du 1er Loft Story, C8 diffuse une émission spéciale ce jeudi 8 avril. La plupart des anciens candidats sont attendus. Mais l’on sait déjà que Laure de Lattre manquera à l’appel.

Laure de Lattre incarnait le personnage de la femme bourgeoise. Aujourd’hui, elle en veut beaucoup à la production. Et c’est pour cette raison qu’elle ne participera pas à l’anniversaire.

« J’étais la sale bourgeoise, un s*laud de riche… »

« J’étais J.R. Ewing ! C’était un super-rôle : vous enlevez J.R., y a plus Dallas, se souvient-elle. Maintenant, je m’en fiche, ça me passe au-dessus. Mais j’étais la sale bourgeoise, un s*laud de riche… » a-t-elle confié dans le livre Sexisme Story de Paul Sanfrouche et publié en février 2021. Cette image de « sale bourgeoise” et “petite c*nne“, Laure de Lattre en a beaucoup souffert.

Car selon elle, cette image a été créée de toute pièce par la production. Elle « n’a montré que les images qu’elle voulait que le public voie » pour faire d’elle un personnage peu glorieux, assure-t-elle ainsi.

Laure reproche ainsi à la production du Loft d’avoir tout manigancé. Y compris le fait qu’elle reste en finale. « Elle voulait qu’en finale il y ait Laure et Loana parce que c’était le duo le plus improbable, avec des différences à tous les niveaux », affirme ainsi Laure de Lattre dans Sexisme Story.

« On a vraiment été livré à nous-mêmes. »

Mais le plus dur pour elle, ce fut ce qui arriva après l’émission. « A la sortie du Loft, on n’a plus vu qui que ce soit de la prod. Plus jamais. On a vraiment été livré à nous-mêmes. » Certes, une grande partie du public les adorait. Mais ils ont dû également affronter des personnes haineuses. Laure évoque alors des « trucs de psychopathes ».

« On nous a attribué un garde du corps. »

« On nous a attribué un garde du corps », explique-t-elle alors. Et de poursuivre : « Il me dit : “Laure, les colliers et les écharpes, tu arrêtes. On va établir un code si tu as trop de monde autour de toi…”. C’était horrible. » Autrement dit : l’ancienne candidate risquait bel et bien de se faire étrangler avec sa propre écharpe ! Au sein de la rédaction nous, cela nous fait véritablement froid dans le dos.

« Trop violent après, trop dur, trop injuste »

Si c’était à refaire, la candidate ne le referait pas l’aventure. « Trop violent après, trop dur, trop injuste qu’on vous haïsse sans raison », lâche-t-elle également à Paul Sanfourche dans Sexisme Story.

« “J’étais très contente de changer de nom J’étais très contente de changer de nom. »

Aujourd’hui, sa vie a heureusement radicalement changé. A commencé par son nom de famille ! Laure s’appelle désormais Laure Jeandemange. Il s’agit du nom de son mari avec qui elle a eu deux enfants. “J’étais très contente de changer de nom au moment de mon mariage. Vraiment. Et de me débarrasser de Laure de Lattre“, avait-elle ainsi déclaré.

Une affaire de famille en chasse une autre

Elle a complètement coupé les ponts avec la télé-réalité. De 2002 à 2011, elle officiait en tant que directrice marketing de Beauty Street. Elle a fondé cette entreprise spécialisée dans les vêtements pour les professionnels de l’esthétique, de l’hôtellerie et de la santé avec sa sœur.

Depuis 2011, Laure travaille en tant que rédactrice en chef des Nouvelles Esthétiques, le magazine de beauté des professionnels du milieu, dirigé par sa propre mère. Une affaire de famille, toujours.